L'ACTUALITE DE "C.A.P EN LUBERON"-CALENDRIER-RESUTATS-PHOTOS
21h00, Cucuron, ils sont là, euphoriques, leur frontale vissée sur le front. Le point rouge qui s'allume tout là haut sur
la "tour" du Mourre Nègre est leur point de mire. L'ascension démarre brutalement par la "montée des écoles" puis celle de l'ermitage. Le soleil se couche à l'horizon, la soirée va être belle. La
lune, dissimulée par les nuages bas, se fait attendre. A mi-parcours, les frontales s'allument transformant notre petit groupe en lucioles dandinantes. Incroyable l'efficacité de ces
petites lampes à Led !!! Nous approchons du col, la lune essaie de faire pardonner son retard par un lever très coloré :"on dirait un coucher de soleil !!". Joël, équipé d'une lampe
'classique' change ses piles... 23h00, nous sommes au sommet, envahis par une vague de bien-être générale. Une petite brise nous rafraîchit mais n'entame en rien notre enthousiasme: "Faut qu'on
refasse des trucs comme ça et pourquoi pas en septembre ?" Je ne sais plus qui a dit ça, mais tout le monde le pense. 23
h30, Il est temps de redescendre, Joël change à nouveau ses piles. La première partie de la descente sera
un peu hésitante car très cahotique, mais, une fois sur la piste, le rythme va s'accélérer. Evelyne "se le sens bien" et on déroule facilement. La lune est bien présente maintenant, et,
progressivement, les lampes s'etteignent pour laisser place à la magie de cette lumière rasante qui souligne bien mieux le relief. Brusquement nous croisons un groupe de cavaliers qui
se déplace tous feux éteints. Monique évite l'accident de justesse en se jetant dans le bas coté (ils ne sont pourtant pas méchants ces chevaux !). Plus loin, nous appercevons une lumière qui
monte face à nous. C'est le groupe qu'Eric guide vers un bivouac au sommet. On discute quelques minutes, puis chacun reprends sa route. Décidement, le Luberon est très fréquenté la nuit ! Pierre
se laisse aller et entame un train d'enfer, je lui emboite le pas; ça va vite; Les cailloux, du moins ceux qu'on arrive à deviner, défilent à toute vitesse. Les signaux qui remontent de nos
membres inférieurs ne laissent pas la place au doute: "demain, on va ressentir de sacrées courbatures" se dit-on, grisés
par la vitesse. Joëlle rate le passage d'un 'rail' d'évacuation d'eau, chute et
s'écorche les mains et les genoux. La fatigue, sournoise, commence à s'installer, il est temps de ralentir. Les frontales se rallument progressivement pour parcourir le fond du vallon de
l'ermitage. Joël est dans le noir: plus de piles ! Heureusement, nous quittons le sentier, les lumières de la ville sont proches. 1h00, retour au parking, Bernard nous offre une petite collation.
Chacun rentre ensuite chez soi, fatigué mais heureux.
La nuit aura été courte, mais devinez de quoi j'ai révé...
René